Page:Gouges - Le couvent - 1792.pdf/17

Cette page a été validée par deux contributeurs.
5
DRAME.


Antoine, recevant la bourſe.

Grand merci.


Le Chevalier.

Tu n’es plus ſourd actuellement.


Antoine.

Ni muet. Allons, dégoiſez-moi vîtement votre affaire.


Le Chevalier.

Je languis, je brûle, je ſuis amoureux.


Antoine.

Et de qui ?


Le Chevalier.

D’une femme adorable, d’un ange qui vit dans ce couvent.


Antoine.

Quel conte vous nous faites donc-là ? ſi c’étoit un démon, paſſe ; cet eſprit malin ſe faufile plus d’une fois parmi nos Béguines.


Le Chevalier.

Ah ! ſi je te nommois celle que j’aime, tu conviendrois avec moi qu’elle eſt adorable.


Antoine.

Il faudroit que j’l’aimions pour dire comme vous. Ce n’eſt donc pas une de nos Reli-