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tante entre les deux derniers poèmes, où malgré eux ils emploient le nom poétique, l’autre ne venant pas, où ils disent « les coursiers », les « pleurs », le « glaive », et sont contraints d’être un peu ironiques. Derniers poèmes où presque tous voient la mort, et juste comme elle devait les surprendre, exactement : Seeger comme une amie envieuse à un rendez-vous, Dollero comme un orage, avec trois oiseaux, Blakely comme un monstre sans tête — et où Brooke seul prévit tout à contre sens. Oui, pauvre Brooke qui nous disait à tous : — Si je meurs, songez que dans une terre étrangère, toujours il y aura un coin de notre terre, qu’une poussière plus riche que la terre y sera contenue, un corps d’Angleterre lavé par les rivières anglaises, brûlé par le soleil anglais, un corps horizontal, tendu sur la ligne de tous les ancêtres anglais… — et qui est mort sur un bateau, et qui fut jeté à la mer, avec le boulet qui maintient vertical son suaire. Et,