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Page:Gibbon - Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, tome 2.djvu/57

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de la mer Baltique et de la péninsule ou des îles de la Scandinavie[1].

Climat.

Quelques écrivains ingénieux[2] ont soupçonné que l’Europe était autrefois bien plus froide qu’elle ne l’est à présent. Les plus anciennes descriptions de la Germanie tendent singulièrement à confirmer leur théorie. Il n’est question, en parlant de cette contrée, que des neiges, des frimas et d’un hiver perpétuel. On doit peut-être s’arrêter peu à ces expressions générales, puisque nous n’avons aucune méthode pour réduire à la mesure exacte du thermo-

    mais Adelung a combattu victorieusement cette opinion. Le nom de Germains se retrouve dans les Fastes capitolins. (Voyez Gruter, incript. 2899, où le consul Marcellus, l’an de Rome 531, est dit avoir défait les Gaulois, les Insubriens et les Germains, commandés par Virdomar. Voyez Adel., ælt. gesch. der Deutsch., p. 102. (Note de l’Éditeur.)

  1. Les philosophes modernes de la Suède semblent convenir que les eaux de la mer Baltique diminuent dans une proportion régulière ; et ils ont calculé que cette diminution est d’environ un demi-pouce par an. Le pays bas de la Scandinavie devait être, il a vingt siècles, couvert de la mer, tandis que les hauteurs s’élevaient au-dessus des eaux, comme autant d’îles différentes par leur forme et par leur étendue. Telle est réellement l’idée que Mela, Pline et Tacite nous donnent des contrées baignées par la mer Baltique. Voyez dans la Bibliothéque raisonnée, tom. XL et XLV, un extrait étendu de l’Histoire de Suède, de Dalin, composée en suédois.
  2. En particulier M. Hume, l’abbé Dubos et M. Pelloutier. Hist. des Celtes, t. I.