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Page:Gibbon - Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, tome 2.djvu/424

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[Ses états partagés entre Maximin et Licinius.]Il n’eut pas plutôt rendu les derniers soupirs dans son palais de Nicomédie, que les deux princes dont il avait été le bienfaiteur, commencèrent à rassembler leurs forces, dans l’intention de se disputer ou de se partager les états qui lui avaient appartenu. On les engagea cependant à renoncer au premier de ces projets, et à se contenter du second. Les provinces d’Asie tombèrent en partage à Maximin, celles d’Europe augmentèrent les domaines de Licinius : l’Hellespont et le Bosphore de Thrace formèrent leurs limites respectives ; et les rives de ces détroits, qui se trouvaient dans le centre de l’Empire romain, furent couvertes de soldats, d’armes et de fortifications. La mort de Maximien et de Galère réduisait à quatre le nombre des empereurs. Un intérêt commun unit bientôt Constantin et Licinius : Maximin et Maxence conclurent ensemble une secrète alliance. Leurs infortunés sujets attendaient avec effroi les suites funestes d’une dissension devenue inévitable depuis que ces souverains n’étaient plus retenus par la crainte ou par le respect que leur inspirait Galère[1].

Administration de Constantin dans la Gaule. A. D. 306-312.

Parmi cette foule de crimes et de malheurs enfantés par les passions des princes romains, on éprouve

    je les exhorte à lire un passage admirable de Grotius (Hist., l. VII, 332), concernant la dernière maladie de Philippe II, roi d’Espagne.

  1. Voyez Eusèbe, l. IX, 6, 10 ; Lactance, De mort. pers., c. 36. Zosime est moins exact ; il confond évidemment Maximien avec Maximin.