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mieux fondés à placer dans la Sarmatie le berceau des Venèdes, qui devinrent si fameux dans le moyen âge[1] ; mais le mélange du sang et des mœurs sur la frontière douteuse de ces deux vastes régions embarrasse souvent l’observateur le plus exact[2]. [Distinction des Germains et des Sarmates.]En s’avançant plus près du Pont-Euxin, les Goths rencontrèrent des races plus pures de Sarmates, les Jaziges, les Alains[3] et les Roxolans. Les Goths

    opinion est la plus vraisemblable ; ils descendaient des Gaulois venus en Germanie sous la conduite de Sigovèse. On les trouve toujours associés à des tribus gauloises, telles que les Boïens, les Taurisques, etc., et non aux tribus germaniques : les noms de leurs chefs ou princes, Chlonix, Chlondicus, Deldon, ne sont pas des noms germains. Ceux qui s’étaient établis dans l’île Peuce, sur le Danube, prirent le nom de Peucins.

    Les Carpiens paraissent en 237 comme une tribu suève qui fit une irruption dans la Mœsie. Dans la suite ils reparaissent sous les Ostrogoths avec lesquels ils se sont probablement amalgamés. (Voy. Adel., Hist. anc. des All., p. 236 et 278.) (Note de l’Éditeur.)

  1. Les Vénèdes, les Slaves et les Antes étaient trois grandes tribus du même peuple. Jornandès, c. 24 (*)
    (*) Ces trois tribus formaient la grande nation des Slaves. (Note de l’Éditeur.)
  2. Tacite mérite certainement ce titre ; et même sa prudente incertitude prouve l’exactitude de ses recherches.
  3. Jac. Reineggs croit avoir trouvé dans les montagnes du Caucase quelques descendans de la nation des Alains ; les Tartares les appellent Edeki-Alan ; ils parlent un dialecte particulier de l’ancienne langue des Tartares du Caucase.