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Mahomet prêche à la Mecque. A. D. 609.

Les premières et les plus difficiles conquêtes de Mahomet à sa religion nouvelle[1], furent celles de

    (p. 47-61) et Sale (p. 76-103). Les idées des mages sont exposées, d’une manière obscure et incertaine, par le docteur Hyde, leur apologiste (Hist. relig. Pers. c. 33, p. 402-412, Oxford, 1760). Bayle a prouvé dans l’article Mahomet, que l’esprit et la philosophie suppléent bien mal au défaut de connaissances précises.

  1. Avant de tracer l’histoire des opérations de Mahomet, je vais indiquer les auteurs ou les monumens que j’ai suivis. Les versions latine, française et anglaise du Koran, sont précédées de discours historiques, et les trois traducteurs, Maracci (t. I, p. 10-32), Savary (tom. I, p. 1-248) et Sale (Preliminary Discourse, p. 33-56) avaient étudié soigneusement la langue et le caractère de leur auteur. On a publié deux Vies particulières de Mahomet, l’une par le docteur Prideaux (Life of Mahomet, septième édition, Londres, 1718, in-8o.), et l’autre par le comte de Boulainvilliers (Vie de Mahomet, Londres, 1730, in-8o.). Mais le désir opposé de trouver un imposteur ou un héros, a trop souvent fait tort au savoir du premier et à la sincérité du second. L’article de la Bibliothéque orientale de d’Herbelot (p. 598-603) est tiré principalement de Novairi et de Mirchond ; mais M. Gagnier, originaire de France, et professeur de langues orientales à Oxford, est sur cet objet le meilleur et le plus exact des guides. Il a publié deux ouvrages bien faits (Ismaël Abulféda, De vitâ et rebus gestis Mohammedis, etc., latine vertit, præfatione et notis illustravit Joannes Gagnier, Oxford, 1723, in-fol. — La Vie de Mahomet, traduite et compilée de l’Alcoran, des traditions authentiques de la Sonna et des meilleurs auteurs arabes, Amsterdam, 1748, vol. in-12) : il a interprété, éclairci et suppléé le texte arabe d’Abulféda et Al-Jannabi ; le pre-