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voyant abandonnés, achetèrent leur pardon du prix de deux cent mille pièces d’or. Les autres villes de la province, Ramlah, Ptolëmais ou Acre, Sichem ou Néapolis, Gaza, Ascalon, Béryte, Sidon, Gabala, Laodicée, Apamée et Hiérapolis, n’osèrent s’opposer plus long-temps aux volontés du conquérant ; et la Syrie se soumit au sceptre des califes sept siècles après que Pompée en eut dépouillé le dernier des rois macédoniens[1].

Les vainqueurs de la Syrie. A. D. 633-639.

Les siéges et les actions de six campagnes avaient coûté la vie à des milliers de musulmans. Ils mouraient comme des martyrs, pleins de gloire et de joie, et ces paroles d’un jeune Arabe, qui embrassait pour la dernière fois sa mère et sa sœur, peuvent donner une idée de la simplicité de leur croyance. « Ce ne sont pas, leur dit-il, les délicatesses de la Syrie et les joies passagères de ce monde

    de ces temps, j’ai pour guide un monument authentique (qui se trouve dans le livre des Cérémonies de Constantin Porphyrogenète), et qui atteste que le 4 juin, A. D. 638, l’empereur couronna dans le palais de Constantinople Héraclius son fils cadet, en présence de Constantin son fils ainé, et que le 1er janvier, A. D. 639, les trois princes se rendirent à la grande église, et le 4 à l’Hippodrome.

  1. Soixante-cinq ans avant Jésus-Christ, SYRIA Pontusque monumenta sunt Cn. Pompeii virtutis (Vell. Paterculus, II, 38), ou plutôt de son bonheur et de sa puissance : il déclara la Syrie province romaine ; et les derniers des princes Séleucides furent hors d’état d’armer un seul bras pour la défense de leur patrimoine. (Voyez les textes originaux recueillis par Usher, Annal., p. 420.)