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V


Quelques jours plus tard Pavel Petrovitch vint à la ferme, il avait pu quitter le château sans éveiller de soupçons et apportait des nouvelles.

Lorsqu’elle le vit, Clélia lui sauta au cou.

— Bonjour, père ! s’écria-t-elle, quelle bonne idée tu as eue de m’amener ici !

— Vous êtes contente, barynia, dit Pavel, tant mieux ; au château c’est autre chose.

— Ah ! Prascovia est bien furieuse ?

— Madame Prascovia est plutôt satisfaite de votre départ, elle donne des bals et des fêtes dans lesquels elle peut briller tout à son aise. C’est votre tuteur qui n’en revient pas ; le premier jour il est entré dans une telle colère que l’on a craint un coup de sang ; il a fini par se calmer un peu et, à ma