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rité ou tendre la main sur la voie publique ! Nous le disons encore comme témoin oculaire, pour l’ouvrier honnête cette nécessité est affreuse. Lui montrer le moyen d’y échapper, c’est aller droit à son cœur ; lui donner la certitude de ce moyen, c’est le déterminer à faire pour lui-même et pour ses compagnons de travail, de généreux, de nobles sacrifices. Pourquoi les sociétés secrètes et les faiseurs de systèmes ont-ils tant d’action sur lui ? sinon parce qu’ils lui promettent ce bien-être ou du moins la délivrance de ces maux qui le touchent si vivement.


XLI.

Suite.

Son intérêt, tel est donc le vrai, l’infaillible moyen d’attirer l’ouvrier. La religion le sait bien, elle l’emploiera. Déjà elle le met en œuvre avec un consolant succès. Trente villes de France, Paris en tête, montrent avec orgueil leurs sociétés de Saint-François-Xavier. Nous n’entrerons pas ici dans le détail de l’organisation de cette œuvre admirable et d’un à-propos que personne ne peut révoquer en doute. L’Assemblée nationale ferait on ne peut mieux de la mettre à l’étude dans son comité du travail. Elle y puiserait des idées pratiques qui faciliteraient singulièrement la solution du grand problème[1]. Disons

  1. Nous espérons que ce vœu sera entendu. Notre confiance repose sur le zèle intelligent du comité du travail, et sur l’adoption de plusieurs projets relatifs à des encouragements en faveur des associations d’ouvriers entre eux et des ouvriers avec les patrons. Ces projets, et