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d’Élisabeth de Joybert), qui devint gouverneur-général de la Nouvelle-France en 1755[1].

On connaît peu de chose de la vie intime de la marquise Pierre de Vaudreuil. Dans ses lettres confidentielles à Bourlamaque, le marquis de Montcalm mentionne quelquefois son nom. Le 3 mars 1758, il écrit :

« Les beaux jours occasionnent beaucoup de parties de campagne. M. et Mme de Vaudreuil y vont souvent. Le chevalier de Lévis en est quelquefois, et il a aussi les siennes ? »

Le 7 du même mois :

« Les beaux jours continuent ; la fonte des glaces me fait craindre l’interruption des parties de M. et Mme de Vaudreuil, qui vont visiter les notables de la côte comme Henri iv chez les notables bourgeois de Paris. »

Le 8 octobre 1758 :

Madame de Vaudreuil disait ce matin : M. le général, les Anglais disent bien que vous êtes un grand général. Le P. Floquet : Tout est dû à votre prudence et à votre bonheur. Rigaud pleurait de joie et de chagrin de la perte de ses Sauvages. Saint-Sauveur disait sa phrase favorite : Rogers est tué, c’est complet, habit, veste et culotte. »

Le 9 décembre de la même année :

« Comme on écrit beaucoup de Montréal à Québec, j’aime mieux vous dire que, hier matin, à l’occasion de

  1. François-Pierre Rigaud de Vaudreuil, connu sous le nom de « monsieur de Rigaud, » frère du dernier gouverneur de la Nouvelle-France, épousa, le 2 mai 1733, demoiselle Louise Fleury de la Gorgendière, fille de Joseph Fleury de la Gorgendière, sieur d’Eschambault, et de Claire Jolliet, et nièce de la marquise de Vaudreuil-Cavagnal. Les deux frères épousèrent donc la tante et la nièce. Pierre et François-Pierre de Vaudreuil furent tous deux gouverneurs des Trois-Rivières, mais le premier seulement devint gouverneur-général du Canada.