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le fort et le château saint-louis

du 1er octobre 1773 an 6 juin 1803, (alors) qu’il fut détruit par le feu.


« Cette pierre * a esté posée * par * Dame * Lovise-Elisabeth * Jovabere * Femme * de * Havt * et puissant * Seignevr * Philippe de Rigavd * Chevalier * Marqvis * de Vavdrevil * Grand * Croix * de * St-Lovis * Govvernevr * Lievtenant * General * povr * le Roi * de tovtte * la * Novvelle * France * Septentrionale * En 1723 * le 15 May * — Sept Maison * appartien * a Monsievr * Le * Marqvis * de Vavdrevil * »


Madame Philippe de Vaudreuil atteignit l’âge de soixante-six ans et demi. « Elle fit son testament le 19 janvier 1740, et mourut à Paris peu de jours après, dans le même mois »[1].


Vers les premiers jours de l’automne de 1708, la sentinelle du fort Saint-Louis présentait les armes à un religieux de la Compagnie de Jésus, qui se dirigeait vers le château. Le Père Bigot, un des plus zélés missionnaires de l’Acadie, venait rendre compte au marquis de Vaudreuil de l’heureux résultat de démarches commencées depuis déjà plusieurs années pour tirer des mains des Abénaquis une jeune Anglaise, une enfant de onze ans, Esther Wheelwright, enlevée à ses parents dans une journée de carnage, et qui, depuis lors, avait partagé les misères d’une famille sauvage qui l’avait adoptée. Le missionnaire avait aperçu un jour sa blanche figure au

  1. D’Hozier, Armorial de France, volume vi, page 363.