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L’unité de race de la famille chevaline canadienne, qui existait au temps de Kalm, c’est-à-dire vers le milieu du dix-huitième siècle, n’existe plus aujourd’hui. Les importations de chevaux étrangers, d’abord ; puis de nombreux croisements ; puis une exportation considérable de chevaux canadiens aux États-Unis, ont altéré et décimé la race primitive ; de sorte que les marche donc ! sans alliage constituent une minorité parmi leurs congénères de cette partie du pays. Heureusement que les minorités vivent heureuses et sont entourées de tous les égards dans la province de Québec.

Serait-il désirable d’augmenter le nombre de ces chevaux canadiens dont les qualités répondent si bien aux besoins de nos classes rurales ? Serait-il possible d’améliorer cette race sans avoir recours aux croisements, et de donner à la plupart de ses sujets de l’avenir la taille ordinaire des chevaux canadiens d’autrefois ? Le moyen d’atteindre rapidement ce double but serait de créer une ou plusieurs jumenteries à direction unique et où la sélection, — cette clef de voûte de toute régénération de ce genre, — serait pratiquée avec zèle, intelligence et persévérance.

E. G.

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