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les chevaux canadiens
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ordonnons lorsqu’ils trouveront des gens de pied dans leur chemin, de s’arrêter et même de se détourner afin de leur donner le temps de se retirer, le tout à peine de vingt livres d’amende contre chacun des contrevenants, applicable à la fabrique des paroisses où sera faite la contravention… etc., etc. »

Une ordonnance analogue, pour la ville de Québec, fut émise par l’intendant François Bigot, le 28 décembre 1748.

La vanité, qui est un vice de tous les pays, fut sans doute la cause de la préférence excessive que les habitants d’autrefois accordaient à leurs chevaux, au détriment de leurs vaches, pourtant si utiles et si excellentes. Aujourd’hui, le cultivateur canadien entend mieux ses intérêts et soigne également bien tous ses animaux, — ce qui ne veut pas dire que la vanité soit disparue de la terre.

Quelques chiffres pour finir.

Le Canada possédait 12 chevaux en 1665. Il en possédait 145 en 1679 ; 218 en 1688 ; 400 en 1692 ; 580 en 1695 ; 684 en 1698 ; 1872 en 1706 ; 4024 en 1719 ; 5270 en 1720 ; 5603 en 1721 ; 5056 en 1734.

Dans cette statistique il n’est pas question de l’Acadie, où des chevaux furent envoyés de France dès l’année 1612.

Un rapport du général Murray, daté de 1765, dit qu’il y avait alors 12,757 chevaux en Canada.

En 1784, il y avait 9,166 chevaux dans le district de Québec, 3,155 dans le district des Trois-Rivières, et 17,825 dans le district de Montréal. — 30,146 en tout.

La province de Québec possédait 225,006 chevaux en 1881.

Lors du recensement de 1891, il y avait 344,290 chevaux de tout âge dans la province de Québec et 1,470,575 dans toutes les provinces de la confédération canadienne.