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le fort et le château saint-louis

secourut en toute sa maladie, qui fut de deux mois et demi, ne l’abandonnant point jusqu’à la mort. On lui fit un convoi fort honorable, tant de la part du peuple que des soldats, des capitaines et des gens d’église ; le Père Lallemant y officia et on me chargea de l’oraison funèbre, où je ne manquai point de sujet. Ceux qu’il a laissés après lui ont occasion de se louer ; que s’il est mort hors de France, son nom n’en sera pas moins glorieux à la Postérité. »

La mort venait de pénétrer dans la petite citadelle. Elle devait y apparaître plus d’une fois encore, et, dans la suite des années, on vit les restes de maints personnages illustres exposés dans la grande salle du Château dont nous aurons bientôt à parler. Comme la garde qui veillait jadis aux barrières du Louvre, la sentinelle du fort Saint-Louis était impuissante contre les assauts de l’implacable moissonneuse.


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