Page:Gagnon - Le fort et le château Saint-Louis (Québec), 1908.djvu/125

Cette page a été validée par deux contributeurs.
125
domination française

hommes d’armes, les ouvriers et la domesticité occupaient les autres constructions (corps de logis, corps de garde, forge, buanderie, boulangerie, etc.,) le plus souvent contiguës au bâtiment principal. C’était tout un bourg qui se trouvait ainsi enserré à l’intérieur des fossés : de là l’appellation castellum.

Plus tard, les fossés furent comblés, les bâtiments de minime importance furent abattus, mais le nom de castel resta attaché à la résidence du seigneur. Plus tard encore, le nom de château fut donné à une simple résidence en rase campagne, mais sortant de l’ordinaire par l’ampleur de ses dimensions et la somptuosité de son apparence.

Dans les citations que nous avons tirées des annales canadiennes au sujet du château Saint-Louis, le mot « château » est employé dans son sens le plus moderne, excepté dans la citation empruntée à La Potherie (chapitre VI), où il est employé dans le sens de « fortification » ou « château-fort », et désigne à la fois le château et le fort Saint-Louis.


Gagnon - Le fort et le château Saint-Louis (Québec), 1908.djvu