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Page:Gérin-Lajoie - Jean Rivard, le défricheur, 1874.djvu/92

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LE DÉFRICHEUR

— C’est bien, mon Pierre, ces sentiments sont honorables ; je suis bien convaincu qu’avec ton énergie et ton bon jugement, et surtout ton amour du travail, tu seras un jour à l’aise, et que les enfants, si tu en as, pourront participer aux avantages de l’éducation et faire de braves citoyens. ».


XIII.

les semailles.


Et Dieu dit : Que la terre produise les plantes verdoyantes avec leur semence, les arbres avec des fruits chacun selon son espèce qui renferment en eux-mêmes leur semence pour se reproduire sur la terre. Et il fut ainsi.
La Genèse.


Au maître des saisons adresse donc tes vœux. Mais l’art du laboureur peut tout après les dieux.
Les Géorgiques.


Ce fut une époque heureuse pour Jean Rivard que celle où il dut suspendre de temps en temps ses travaux de brûlage pour préparer la terre et l’ensemencer. Il est vrai que cette dernière opération était beaucoup plus simple et requérait moins de temps dans cette terre neuve que dans les terres depuis longtemps cultivées. Le grain de semence était d’abord jeté sur la terre, après quoi une lourde herse, triangulaire, armée d’énormes dents, était promenée aussi régulièrement que possible sur la surface raboteuse du sol fraîchement nettoyé. Ce travail composait tout le procédé d’ensemencement.