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Page:Gérin-Lajoie - Jean Rivard, le défricheur, 1874.djvu/191

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JEAN RIVARD

Jean Rivard aurait pu ajouter aux quinze arpents défrichés et semés l’année précédente vingt autres arpents nouvellement abattus, ce qui lui avait constitué pour l’année 1845 une étendue de trente-cinq arpents de terre en culture. Je ne m’arrêterai pas aux détails et procédés des semailles et des récoltes qui furent à peu près les mêmes que ceux de la première année, avec cette différence toutefois qu’ils parurent beaucoup plus simples et plus faciles, grâce sans doute à l’habitude, et grâce aussi peut-être à l’usage de quelques ustensiles nouveaux que la confection du chemin public avait permis à Jean Rivard d’importer à Louiseville.

Le tableau suivant fera voir d’un coup d’œil la manière dont Jean Rivard avait reparti ses semences, et (par anticipation) le résultat de sa récolte, ainsi que la valeur en argent représentée par la quantité de grains récoltés :

8 arpents semés en blé rapportèrent 160 minots, valant £ 40 0 0
8 en avoine 300 15 0 0
3 en orge 60 9 0 0
3 en pois 30 4 0 0
3 en sarrasin 90 10 0 0
6 en patate 1 000 40 0 0
3 en foin et en légumes divers, pour une valeur de 24 0 0
En outre, un arpent ensemencé en légumes de table et servant de jardin potager, rapporta pour une valeur d’environ
8 0 0
Ajoutons à cela que la cendre des vingt arpents nouvellement défrichés avait produit huit barils de potasse représentant une valeur d’au moins
50 0 0

[1] Total   £ 200 0 0

  1. Les personnes qui seraient tentées de croire exagérés les chiffres que nous venons de donner sont priées de relire l’intéressante brochure des Missionnaires publiée en 1851, où elles trou-