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En 1789, Gérardmer avait droit 2.998 quintaux de sel, fournis par le directeur des salines, au prix de 6 livres le quintal pris à la saline.

La vente au détail et les frais de transport étaient mis en adjudication par l’assemblée municipale. Pendant la Révolution, la pénurie de sel ne fut pas moins sensible que celle de blé ; ce qui provoqua de nombreuses demandes de concession supplémentaire.

L’adjudicataire avait 2 sous 6 deniers par livre pour payer le sel à la saline, fournir les sacs, le transport et la distribution à domicile ; il revenait aux particuliers à 4 sous 9 deniers par livre ; c’était un prix élevé ; aussi l’impôt du sel fut-il toujours un des plus impopulaires.

Octrois. — L’état des droits domaniaux de 1729 établit ainsi le montant de la taxe perçue pour les octrois :

Pour chaque mesure de vin venant d’Alsace 46 fr. 2 gr.
Le droit est amodié à 20 livres, soit 46 fr. 8 gr.
Droit de jaugeage, amodié à 31 livres 72 fr. 4 gr.

Nous rapportons à l’article Tavernes les droits perçus sur les débits de ville.

Le tabac n’était pas encore un objet de consommation importante ; seul, le tabac nécessaire aux bestiaux entrait en compte pour une somme de 6.000 livres ; aujourd’hui, d’après la statistique, près de 200.000 francs s’en vont en fumée sous forme de tabac et cigares !


3e Catégorie : Milice.Dîme.Corvées.


Milice. — De bonne heure les habitants de Gérardmer sentirent la nécessité de défendre leurs troupeaux contre les animaux sauvages des hautes montagnes.

En 1607 ils demandèrent au prince Charles III qu’il leur fût permis de chasser :