Page:Froger - À genoux, 1878.djvu/37

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


XI

OPINIÂTREMENT


 
Je me suis laissé dire (un soir que j’étais ivre !)
Que toute la beauté corporelle n’est pas
Autre chose, ô mon Dieu, qu’un lourd boulet de cuivre
Que l’âme tire et traîne à chacun de ses pas ;
Et que, lorsque le corps redeviendra poussière,
L’âme, prenant son vol par la plaine de feu,
S’élancera comme une indomptable guerrière
Et redeviendra flamme au milieu du ciel bleu.
Mais celle qui m’a dit cette vérité sûre,
Femme dont le grand cœur occupe tout le mien,