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Dégoûté de l’amour, puisqu’il est périssable,
Je me fusse enfoncé dans le désert de sable,
Et je fusse parti doux comme un pèlerin
Vers la grève où survit le Rêve souverain.

Oh ! les rêves qu’on voit briller dans les ténèbres
Orientales, comme un vol d’oiseaux funèbres,
Nous ravissant nos cœurs par l’invincible attrait
Du désert, de la mer Rouge et de la forêt,
Et des monts, et des vents furieux, et des femmes !
Oh ! l’Orient, patrie éternelle des âmes !