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XIII

LES LENDEMAINS


 
Oh ! que de vers sur sa table j’ai composés
Le matin, après les magnifiques baisers
De la nuit ! Que de vers encor tout pleins de fièvres,
Encor tout imprégnés de l’odeur de ses lèvres,
Débordants de couleurs, de parfums et d’accords,
Rhythmiques comme les reflux de son grand corps,
Et si beaux qu’aujourd’hui, portant sa dure chaîne,
Mon cœur désenchanté les reconnaît à peine !
Le lit était auprès de la table, et j’avais
Sous mes yeux son chevet, le plus doux des chevets,