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Page:Fournier - Souvenirs poétiques de l’école romantique, 1880.djvu/35

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Une femme modeste, à peu près de mon âge,
Et deux petits enfants jouant à son côté,
Un cercle peu nombreux d'amis du voisinage,
Et de joyeux propos dans les beaux soirs d'été.

J'abandonnais l'amour à la jeunesse ardente;
Je voulais une amie, une âme confidente
Où cacher mes chagrins, qu'elle seule aurait sus.

Le ciel m'a donné plus que je n'osais prétendre :
L'amitié, par le temps, a pris un nom plus tendre,
Et l'amour arriva, qu'on ne l'attendait plus.