Ouvrir le menu principal

Page:Flaubert - Par les champs et par les grèves.djvu/207

Cette page n’a pas encore été corrigée


VIII

PenmARc’h. — Eglise du commencement du XVI* siècle; ori- ginal porche de l’entrée principale; deux portes jumelles en plein cintre ornées; niche longue, élégante, à couron- nement dentelé ; tête de cheval à gauche ; un homme qui se cramponne. — Entrée latérale charmante comme goût, on y sent un fumet du XVI* siècle allié à l’élément indi- gène; deux portes jumelles du même genre, mais plus gracieuses encore; à gauche, un médaillon représentant un homme qui embrasse une femme, la femme se défend. — Intérieur plein d’oiseaux qui chantent. A notre seconde visite, ce matin, un oiseau a passé au milieu de la nef en volant. Ogives, médaillons à sculptures robustes, repré- sentant des têtes ou des bonshommes. — Dans le chœur un saint en bois coloré, relevant le bras droit; manteau découpé, fenêtres divisées en fleurs dans la chapelle der- rière l’abside. — Restes d’un ossuaire en pierre dans le cimetière, avec deux petites tètes de mort sculptées dans un angle extérieur.

KÉRiTY. — Rochers en vue, marais avec des criques que la marée montante remplissait. — Restes d’une belle église des Templiers, pure, sobre, niches charmantes dans le goût de celles de Penmarc’h. La nef n’a qu’un côté latéral, pas de transept. Autel en pierre. Au fond ogive avec trois divisions dans la fenêtre. — II reste une tour sur le côté droit du portail, nous sommes montés. Campagne plate, la mer,