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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/87

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Rêve du bonheur de Papety ! L’une d’elles, la tête sur les genoux d’une autre, se faisait chercher ses poux. — Petit enfant avec un bonnet de drap brodé, couvert de piastres d’or, avec des gales lie de vin sur le visage.

Quand nous avons été à une portée de carabine en bas du village, notre guide nous a fait revenir sur nos pas, la route était défoncée ; nous avons revu sur la hauteur l’essaim colorié de toutes ces femmes, qui nous suivaient de l’œil ; elles auront repris leur danse sans doute ?

On tourne à gauche pour doubler le mont derrière lequel est Lebadée.

La plaine d’Orchomène à notre droite, le lac Copaïs s’étend. La plaine est fermée, sur son côté oriental, par des montagnes, qui semblent séparées et non en murs comme celles de l’Eubée : une, puis une autre, la voie reparaît par places, nous passons des ponts, quelques arbres. Tout à coup Livadia derrière un monticule.

LIVADIA. — Toits en tuiles avec des pierres dessus, maisons huchées en pente ; aspect suisse, dessins Hubert ; — beaucoup d’eau, beaucoup d’eau, des moulins. C’est Noël, les hommes, très propres, se promènent manteau sur l’épaule et en fustanelle. Avant d’arriver à la ville, quelques jardins légumiers. — Rencontre du commandant de gendarmerie. — Nous logeons dans un khan qui a balcon, l’escalier a son pied dans l’écurie.

Notre muletier nous a conduits au bout du pays, près de la source, au pied de l’acropole, sur laquelle ruines franques, selon Buchon ; moi je n’ai vu (mais je n’y suis pas monté) que des ruines turques. À droite, laissant le pont en compas à