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À mesure que l’on s’avance dans cette plaine et qu’on laisse Eleusis derrière soi pour se rapprocher de la montagne qui nous sépare de la plaine d’Athènes, le caractère du paysage grandit ; ces montagnes, que l’on souhaitait plus hautes, s’élèvent et cette plaine, que l’on voulait plus étendue, s’élargit.

En revenant, nous rencontrons dans la montagne un troupeau de chèvres, quelques chiens aboient après nous. En passant un pont, nous causions de ceux de la campagne de Rome.

Rencontré près le Jardin botanique, deux amazones. — Les paysannes d’Eleusis ont par-dessus leur jupe une sorte de paletot avec des broderies carrées sur les côtés ; c’est, du reste, à décrire d’une façon plus explicite. — Petite fille couverte de gros vêtements blancs, se tenant près de la fontaine.

D’ATHENES À MARATHON

La route prend derrière le palais du roi, on laisse le Lycobettus à droite, et jusqu’à Céphissia on monte. Nous n’y voyions guère, enfermés que nous étions dans la voiture, étant d’ailleurs partis à la nuit, la pluie tombant et le vent soufflant. En fait d’horizon, je vois la manche découpée du cocher qui fouette ses rosses. À ma gauche, quand le jour se lève, de grands mouvements de terrain, plats, verts, lignes se succédant ; au fond, une montagne.

Au village de Céphissia, nous changeons de