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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/64

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cheval sur les chiens, qu’il fait hurler à coups de fouet ; nous traversons les villages, nous tournons les rues, la course ne se ralentit pas, au contraire. Passivité du domestique de Kosielski qui me suit immédiatement. — Le soleil se couche rouge, la nuit tombe quand nous rentrons dans Scutari ; nous sommes gris de boue, à la figure et sur nos habits nous en avons des étoiles, nos chevaux sont noirs. Nous passons le Bosphore agité, il faut se bien tenir. Je m’estime heureux de ne m’être pas noyé en caïque, pendant que j’étais à Constantinople. — Clair de lune sur les flots. — Nous rentrons vers 6 heures du soir.

Vendredi. — Adieux à MM. Fauvel, Cadalvène, etc. — Oscar, Marinitch et Fagniart dînent avec nous. — La veille et l’avant-veille, visite chez Mme Fenez, maigre, yeux noirs, ressemble un peu à Heinefelter.

Samedi. — Fait les paquets, dîner à l’ambassade.

Dimanche. — Adieux à tout le monde. De Noary est revenu. — M. Martin, architecte, et son compagnon Suédois. — Kosielski et M. Hamelin nous reconduisent à bord du vapeur.

Adieux à Kosielski et de lui. Quand nous reverrons-nous ? Nous reverrons-nous ? et qu’est-ce qui se passera d’ici-là ?

M. Javal, Blanche Delalande.

Lundi, beau temps.

Mardi matin, débarqué à Smyrne, visite à MM. Racord, Camescasse, Pichon.

Mercredi, gros temps le matin. Vers midi, doublé le promontoire Sunium. — Colonnade à colonne. — La côte grise, violette, sèche, sans arbres ni végétation,