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épineux dans les montagnes ; celles de gauche restent brumeuses, mais celles de droite deviennent de plus en plus grises et même rouges. Un grand rocher saillant, très nu, semblable à une crête de coq.

TUGGA. — Dormi sous un gros peuplier, cela me rappelle mes haltes de Syrie ; et les puces aussi me rappellent la Syrie !

Trois ruines importantes :

1° Un cul-de-four en maçonnerie, de 80 pas de diamètre ;

2° Restes d’un monument carré, en pierres de taille sans ciment ; il en subsiste cinq pans ;

3° Idem mais plus grand (en bas) : c’est là que sont les pierres salomoniques.

En dehors, une colonne par terre, de 9 1/2 de long, d’autres entièrement lisses, des morceaux de frises avec des astragales. Ce qui reste debout du monument est net comme du grec. — Une pierre avec des trous à crampons, feuilles d’acanthe.

Quant au grand monument, il ne reste que les angles et une partie du mur Ouest ; le reste est des clôtures postérieures, faites avec des pierres rapportées.

Les petites ruines sont nombreuses.

La ville avait devant elle un amphithéâtre naturel ; à droite, la montagne est gris rouge ; le rocher Schreras, qui est à droite en sortant de Testeur, est ici (sous l’olivier) en face de nous, à gauche. Deux femmes viennent de passer, sur des ânes.

À la hauteur de Glah, la vallée finit et on entre dans une large gorge, boisée de buissons. Ravin au fond, il tourne sur la gauche. — En se retournant,