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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/330

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belle saison avec sa maîtresse. — Rencontré sur un mulet un officier du général Khereddine.

Mercredi. — Oudenah.

Au bord du lac, vase, Mohammediah abandonné, un seul palmier sur la droite. Grand fondouk avec des chameaux couchés, champ d’orge. On descend légèrement, Oudenah est à gauche, a l’air d’être au pied de Zaghouan. Les ruines, méconnaissables, sont largement disséminées ; l’aqueduc comme la colonnade de Palmjre ; à droite, citernes. — Etable, grande quantité de bœufs et des vaches. — Les arcs sont plein ceintre pur et le stuc assez bien conservé. — Tout le village m’accompagne ; tentes noires, soleil, chiens, clôtures en pierres et en broussailles sèches.

Marché à pied dans les herbes raides, longues et jaunes. — Paquets d’épines (comme dans la plaine d’Athènes). — On me fait glisser dans un trou. — Autres citernes, qui ressemblent aux thermes de Titus à Rome, c’en est peut-être. Si ce sont des citernes, elles ne ressemblent pas à celles de Carthage ni d’Utique, la construction même en est toute différente, c’est plus régulier et plus propre. — Longé l’aqueduc. — Retour par la Mohammediah. — Ravin large et à sec. — Accès de joie : je chante Malborough et je fais claquer mon fouet. — Revenu à Tunis à 6 heures.

Jeudi 20. — Dîner chez M. Wood. — Le soir, Moynier, M. et Mme Rousseau. — Soirée chez M. de Kraff, musiciens juifs que j’ai déjà vus dans un café. Avant d’aller chez M. Wood, visite chez M. Cavalier. — Intérieur d’un célibataire, pots de fleurs à la fenêtre, un petit chat, deux ou trois pauvres curiosités.