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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/325

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lac ; une montagne au milieu, il y a dedans des buffles sauvages. Des animaux se promènent le long des murs. — Coup de fusil. — Halte, nous regardons la mer. — Après le dîner, nous avons été à un café au bout du port. — Mme et Mlle Costa avec leurs châles sur la tête.

Mardi matin 11. — Retourné à la halte de la veille. Les deux villages blancs qui sont au pied de la ville étaient des repaires d’assassins et de pirates ; la ville romaine était plus à l’Ouest, sur l’éminence ; la moitié de la ville moderne est dans une île. Le port-canal a une espèce de rialto ; de dessus, on voit une grille qui ferme le lac à cause des poissons.

Visité les vers à soie du Père Jérémie. Le ver à soie dort la tête levée.

Adieux. Encore des gens et des lieux que je ne reverrai plus !…

Nous repassons sous les oliviers et le charmant village de dimanche ; nous laissons la route d’Utique à droite et nous contournons les montagnes. — Nymphéis, roseaux, tortues (Laliah), oliviers, la mer à droite, les montagnes à gauche : elles ont l’air de grandes vagues vertes retirées et qui vont s’abaisser et reprendre leur mouvement. Après les oliviers, plaine ; puis on arrive sur le bord de la mer, ou plutôt du golfe de Porto-Farina. Haies de nopals mêlés d’autres verdures (à gauche), beaucoup d’amandiers, des cassiers. Quelle est cette fleur violette qui est toujours dans les haies de nopals ? — Beau jardin à grille européenne sur la gauche, abandonné. — Un fort, officier qui reste coi à nous regarder. — Eglise et capucins. — M. Mosco, Italien, nu-pieds dans