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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/282

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sur des coussins bleus, et tient l’aspic par le bout des doigts comme une lancette ; à côté est le panier de figues. De la main droite elle retient sa chemise sur le creux de l’estomac. Blanc, joli, caressé, agréable, on ne peut plus embêtant.

RAPHAËL. Portrait de Thomas Feda Inghirani. — En rouge, toque rouge, il écrit, œil blanc, de travers.

MICHEL-ANGE. Les Trois Parques (Jupiter). — Trois vieilles femmes : celle de gauche lient les ciseaux et interroge du regard celle qui file à la quenouille, lui demandant s’il est temps de couper, il est impossible de voir quelque chose de plus expressif ; la troisième regarde les deux autres, la bouche ouverte.

Peinture d’un ton gris, cela sent la fresque.

RUBENS. Nymphes attaquées par des Satyres, avec un paysage au fond, largement fait. Grande toile pleine de mouvement.

ALLORI. Judith tenant la tête d’Holopherne à la main, est le même en grand que le petit qui est aux Offices.

VAN DYCK. Portrait du cardinal Bentivoglio. —En pied, assis, chauve et carré du haut de la tête, pointu du bas ; mâchoire étroite, figure fine d’une grande distinction et très spirituelle ; il y a à côté :

RUBENS. Son portrait avec deux autres hommes, — Livres et papiers sur une table recouverte d’un tapis ; un chien ; buste de Sénèque dans une niche, avec des tulipes.

TITIEN. Portrait de Comaro. — Comme ça écrase et le Rubens et le Van Dyck, qui seraient d’admirables toiles, placées ailleurs !

Vieillard chauve, à petite barbe blanche rare,