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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/280

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un mors effroyable, bride et caparaçon rose vif ; sur la tête du cheval, bouquet de plumes jaunes, vertes et rose pâle ; le caparaçon couvre toute la croupe et de longs cordons, terminés par des glands, pendent jusqu’aux jarrets, à la façon des hordges du dromadaire.

Le roi est enfermé dans une riche armure d’acier ciselée d’or, et engravée de sujets ; la genouillère est formée par un masque, l’arçon de la selle est très haut et creusé de façon à pouvoir prendre les cuisses en cas de chute.

UGUE VAN DER GŒS DE BRUGES. La Vierge, le Bamhino, sainte Catherine à genoux et une autre femme. — Les cheveux des deux femmes sont, sur le front, rasés, ou du moins tellement rejetés en arrière qu’on n’en voit mèche ; la femme à gauche, qui présente une pomme au Bambino, a une belle chevelure épandue, couleur blond roux, de même ton que sa robe. Sous sa couronne d’or est pris un voile empesé, gaze mince et raide, qui s’avance carrément en forme d’auvent et laisse à travers sa transparence voir à nu son crâne ; il en est ainsi pour la femme de droite qui tient un livre, on ne lui voit aucun cheveu ; sur le côté droit de la tête elle a une sorte de calotte d’or très dur, posée sur l’oreille, c’est-à-dire tenue entre l’oreille et la tête. Cette calotte (qui semble formée de la réunion de plusieurs bandes concentriques) est dure, lourde et garnie de pierreries. Sur son casaquin de velours vert elle porte au bras gauche un bracelet incrusté de pierres précieuses, d’où pendent de longues franges d’or jusqu’au coude ; de dessous ces franges, sort la manche.

MIERRIS. Intérieur. — Femme debout, en robe de