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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/272

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Le grand prêtre, barbe et cheveux épanchés majestueusement, coiffé d’un bonnet pointu (comme ceux des derviches) avec une large bordure d’or, prend Joseph et Marie par le bras et les attire doucement l’un vers l’autre, en regardant la Vierge d’un regard attentif et indescriptible. À droite, groupe de femmes qui s’avancent en joignant les mains et dans des poses recueillies ; elles ont de grands manteaux bleus et rouges à franges d’or et des voiles transparents, elles me rappellent les femmes de Constantinople. À gauche, des hommes, mais moins beaux que les femmes.

Comme dans le tableau du Pérugin, même sujet, symbole du bâton rompu. Au fond, de ce côté, des hommes soufflant dans d’énormes trompettes.

Au fond, un mur blanc, un large et bas pot de fleurs sur le mur ; derrière le mur, un palmier doum (quoiqu’il ait un tronc unique, ce qui est inexact, mais c’en est bien sûr, aux feuilles en éventail de carton), un palmier, deux autres arbres.

La maison est en bois, on y monte par un escalier droit à plusieurs marches, balcon circulaire comme à un chalet. Les panneaux de la maison, au rez-de-chaussée et au premier étage (on n’en voit pas davantage), sont peints de marbre rose avec des veines, à moins que ce ne soient des panneaux de bois précieux.

FIESOLE. Le Couronnement de la Vierge, sur cuivre. — Des lignes, enlevées au burin sur la plaque, font des rayons dans lesquels se perdent en bas, au premier plan, deux anges qui jouent du violon et de l’orgue ; les nimbes des bienheureux sont réservés sur la plaque, et tracés au poinçon entre les couleurs