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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/267

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donnait du contrepoids à la tête et la forçait à se tenir droite.

Triton demi-figure de grandeur naturelle, les bras mutilés, une peau écailleuse sur les épaules. —La peau est nouée sur la poitrine, couvre les épaules, passe sous l’aisselle et revient sur la saignée du bras. Expression souffrante du visage. Les oreilles sont très longues, pointues, séparées de la tête et non mariées à la chevelure largement massée ; la bouche est ouverte, la langue sur les incisives de devant et collée au palais. La fraise du sein gauche très basse et très portée en dehors ; je ne puis croire que ce soit même la fraise du sein ; qu’est-ce ? une verrue ? Celle du sein droit est beaucoup trop haute, la place des bouts de sein doit se trouver sous les bouts de la peau marine nouée sur la poitrine.

Bacchus indien dit Sardanapale. —Remarquer la chaussure, composée d’une semelle et d’un véritable filet en corde qui enveloppe le pied.

Auriga, statue. — De la main droite il tient une palme, dans la gauche un morceau de ses guides coupées (?) ; il a le corps entouré de cordes, par derrière il n’y a aucun intervalle, c’est tout uni, ça fait cuirasse, les cordes commencent sous l’aisselle et s’arrêtent au milieu des hanches ; sous celles du côté gauche, sont passés une harpe, cangiar, poignard recourbé. Il est bras nus, un petit chiton descend jusqu’à mi-cuisse, la cuisse droite sous le chiton est entourée d’un ruban noué, la cuisse gauche en a deux ; pourquoi ? et qu’est-ce ? Il a des sandales comme celui de l’Apollon Citharète de la même salle, c’est-à-dire composées de rubans plats entrecroisés.