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et au milieu de cette corde est un ornement en forme de concombre ou mieux d’épi de maïs à six cylindres. La chevelure totale est divisée en trois, une de chaque côté, séparée par une raie ; entre ces deux raies, la troisième partie de la chevelure court de la nuque vers le côté intérieur de l’épi oblong (où elle s’enroulait peut-être ? ). Je ne vois pas le travail des cheveux autour.

Buste de femme avec la testudo (?) sur la tête. — Trois pointes s’avancent et font comme un dais très escalope sur la tête ; par derrière ça fait mur ou capuchon très élargi ; sur le front et autour des joues, les cheveux sont peignés, divisés par différentes petites plaques successives figurant assez bien le treillis de certains paniers d’osier.

Buste d’une matrone voilée. — Coiffure en trois ordres ; le premier, celui qui touche au front, en petites boucles ; les deux autres en carrés recroquevillés en avant.

Buste de Domitia, femme de Domitien, très restauré. — Cinq véritables rouleaux ou boudins minces, comme ceux des perruques XVIIIe siècle, étages les uns sur les autres ; seulement, de place en place, quelques interstices dans le rouleau par où le fer s’est introduit, car il n’a pu d’un seul coup friser tout le rouleau cintré, qui suit la forme du visage ; coiffure sèche et grêle ; par derrière, les cheveux sont réunis en catogan. Ces derrières de coiffure, dont le type se trouve dans les Pandrosiennes, devaient être d’un fort bel effet sur les épaules, c’était ample, ça jouait sur le haut du dos et l’enrichissait ; avec des cheveux noirs la peau blanche devait reluire de blancheur, effet cherche dans l’antiquité. Comme forme, ce catogan