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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/255

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TITIEN. L’Amour sacré et l’amour profane (Xe ch., n° 23). — Deux femmes assises sur un sarcophage antique : l’une, à gauche, habillée, celle de droite nue, la première est en robe de satin blanchâtre gris perle, elle tient des fleurs noires, elle a des gants gris de fer un peu lâches (un gant juste, une main bien gantée doit être une chose exécrable en peinture, il faut que le gant fasse des plis) ; sa chevelure rousse est épanchée sur l’épaule gauche, le coude gauche est en arrière et la main de ce côté appuyée sur un vase rond découvert.

Entre les deux femmes, un Amour, penché sur le sarcophage plein d’eau (elle s’en échappe en bas par un goulot), y plonge son bras droit.

SAINT-PAUL-HORS-LES-MURS

(rencontre).

Nous venions de voir l’église Sainte-Hélène et nous étions venus à Saint-Paul-hors-les-Murs, en passant devant la pyramide de Cestius. De la pyramide à Saint-Paul, c’est une route plantée ; à gauche, dans la voiture, la poussière sortait de dessous les roues, de mon côté ; les chevaux allaient lentement, personne, l’air chaud.

On reconstruit la basilique Saint-Paul. Notre cocher nous indiqua pour y entrer le mauvais côté, celui de l’entrée principale ; c’était vide, des menuisiers rabotaient des planches et varlopaient.