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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/195

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des plis de chair des petits enfants. La tête est bien bête ! c’est un Sancho brutal. À gauche, au fond, tête d’un âne qui brait, relevant Tes gencives et montrant les dents ; en dessous, jeune homme couvert d’une peau de bête, mi-nu, qui vous regarde en riant (?). À droite, un satyre à cornes (sic celui qui verse). Dans la confection des cornes mariées à la chevelure, la tradition ici est suivie. En bas, le nom de Ribéra écrit sur une feuille de papier déchirée que mord un serpent ; de l’autre côté, une tortue.

PARMESAN. La Sainte Vierge et l’Enfant Jésus. — Elle lui met le doigt dans la bouche, sur le bord des lèvres. Vilaine main, doigts en salsifis, trop relevés du bout, mais quel joli profil de femme ! Le nez, tout droit, continue le front, l’œil est à demi fermé, plein de langueur, de tristesse, de bonté.

PARMESAN. Lucrèce s’enfonçant le poignard. — Le sein droit est découvert ; figure blonde rosée, chevelure archi-blonde, presque blanche sur les tempes ; la bouche ouverte, le nez un peu retroussé du bout, l’œil ouvert et regardant en haut. Vilain bras droit, petite oreille charmante (comme dans tous les portraits du Parmesan). Adorable petite femme à mettre dans un nid.

PARMESAN. La ville de Parme sous les traits de Minerve. — Elle caresse je ne sais quel petit Farnèse, cuirassé, figure agréable de gamin, avec ses petites cuisses serrées dans un maillot rouge. La tête de femme est tout à fait de même genre que celle de la Lucrèce, et coiffure analogue.

ANNIBAL CARRACHE. Composition satirique contre son rival Michel Ange Amerighi de Caravaggio. — À