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boutons d’or comme pour les tenir ; une plume d’autruche est passée sur le côté gauche, le bout en reparaît, elle a été arrachée quelque part et enfoncée, simplement. Une chemisette blanche, plissée, lui monte, en collant sur la poitrine, et se termine par un collet bas ayant en dessous un transparent jaune. Il a sur les épaules un grand manteau à vastes manches coupées, pendantes, rouge et doublé de peau de léopard ; en dessous il porte un pourpoint vert à large galon d’or, échancré carrément sur la poitrine. Sur le cou passe à deux tours une petite chaîne tenant au bout une médaille bigarrée. Les manches du pourpoint crevées et laissant voir, dans leurs fentes, la chemisette, sont vertes à grandes bandes d’or. Des gants gris, et qui devaient remonter haut comme des gants à la crispin, mais mois, amassent des plis retombés autour des poignets et sont terminés par un gland, qui (main gauche) arrive à la hauteur de l’œil du lévrier. La jambe et la cuisse sont serrées dans une étoffe collante rayée à grandes bandes blanches et bleues ; c’est crevé aux genoux, pour que le genou puisse mouvoir, le dessous est jaune ; en guise de jarretière, une ample écharpe violet pâle, largement nouée. Souliers de velours noir, carrés du bout, très découverts, à oreilles carrées rouges, c’est le revers qu’on voit ; le pied droit est très en dehors et porté sur la partie gauche. Que c’est crâne ! quel costume ! quelle tournure !

Les Bambinos de l’école allemande. — Façon de traiter le Christ nouveau-né. — Dans deux tableaux de l’école allemande, 475 et 460, le Christ, bambino, est représenté dans (460) une Nativité