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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/184

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violettes qui nous mettent des bouquets à la boutonnière et nous font, comme signes d’engagement, des gestes de m……….. — Le soir, promené dans Tolède, pris une glace dans un café ; un curé à côté de nous.

Dimanche 23. — Promené à la Chiaia. — Au théâtre San Carlo : représentation de jour, la fin d’un ballet, la Prova d’un opéra séria, ouverture de la Semiramide, le premier acte de Bélisaire. — Après le dîner, reçu la visite de M. Grau, sheik.

8 heures un quart du soir.

Jeudi 27. — Jeudi gras. Aujourd’hui les studii ferment à midi. — Pris un wurtz à deux chevaux, passé sous la grotte du Pausilippe, des lanternes l’éclairent. Haute à l’entrée, elle va en montant, puis le terrain redescend et là elle est moins élevée. Au bout de la grotte, un village à maisons blanches alignées sur le bord de la route ; aux portes et aux fenêtres, des guirlandes d’écorces d’oranges qui sèchent au soleil (absent).

Après avoir passé la grotte, vallon enfermé de montagnes et plein de plantations pareilles à celles qui sont avant d’arriver à la porte Capouane, avec des vignes d’un arbre à l’autre. La route perce ensuite une autre montagne, travail analogue à celui des chemins de fer ; les deux bords sont très escarpés et très hauts, presque à pic. On descend. — Vue du lac, ancien cratère de volcan entouré de montagnes d’un ton roux pâle ; au bord du lac, longs roseaux desséchés, vert pâle. Sur la pente du cratère, çà et là quelques villas blanches ; sur le haut, en face de vous, quand vous arrivez, le