Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/157

Cette page n’a pas encore été corrigée


une montagne ; celui de droite plus long, mais moins élevé.

Le mur court du sommet de la pente de droite jusqu’aux deux tiers de celle de gauche, dont la partie supérieure est grise, ardue, à pic. En arrivant, c’est d’abord les murs de droite, terminés par une tour et serpentant suivant le mouvement du terrain, que l’on voit. En suivant le mur qui s’étend à votre gauche, mur en pierres presque cyclopéennes, très bien taillées, épais de 7 pieds environ, on trouve en haut une tour carrée, à deux étages ; en dedans, le premier étage (rez-de-chaussée) est plus épais, il y a une rentrée du mur sur lequel s’appuyait le plancher du second. Sur le pan qui correspond au Sud-Est, deux meurtrières très bien faites ; sur le pan d’en face et qui regardait la ville, rien ; le mur est plein ; sur chacun des deux autres côtés, une seule meurtrière.

Au second étage, deux petites fenêtres carrées sur les trois côtés ; à chaque angle de ces petites fenêtres quadrangulaires du second étage, il y a un trou dans le mur. Un côté du mur de cette tour, celui qui regarde la porte de Mégalopolis, est lézardé par une fissure oblique qui, séparant les pierres, les a disjointes comme en deux escaliers emboîtés l’un sur l’autre.

Après la tour, le mur continue à monter, dans le sens de la montagne, encore environ soixante pas, après quoi sont les ruines d’un seconde tour carrée.

La porte de Mégalopolis, rotonde de vingt-trois pas de diamètre, bâtie en grosses pierres taillées, convexes et guillochées en long au ciseau, pour