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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/118

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3° Grand bas-relief : statue plate d’homme de la vieille manière, trouvée à Marathon.

Guerrier debout, tenant à la main gauche une lance ; la droite est fermée sur la cuisse, le bras tombe naturellement. Cheveux en petites boucles tombantes sur la nuque ; barbe frisée et symétriquement taillée en pointe ; œil ouvert et très sorti. Sur son épaule droite, passe une large bande, qui est ou la partie supérieure de sa cuirasse ou comme le collet de son vêtement de dessus, ou son baudrier, l’épée devant être au côté gauche, qui est, par derrière, caché. Supposition moins probable, car ça a l’air de devoir s’attacher sur la poitrine. La ceinture attache autour du corps un vêtement-cuirasse qui pend en plis (ou lames) carrés, longs. De dessous ce vêtement en passe un autre à pans pareils, et sous ce second vêtement on voit passer les plis inégaux et pressés d’une chemisette à tuyautés plats, comme au haut des bras. Doigts des pieds très effilés, chevilles saillantes, jambarts avec les rotules saillantes et de grands plis autour du mollet.

4° Homme nu, debout, près de son cheval.

Vu de face ; le cheval de profil, seulement le poitrail et la tête trois quarts. C’est un petit tableau en creux. À gauche, un arbre branchu, assez nu de feuillage, avec un oiseau dans ses branches qui ressemble à un geai, à une pie ? À l’arbre s’enroule un serpent, monstrueux par rapport à l’arbre. Le cavalier, manteau seulement sur les épaules (un peu trop grand, svelte et mou ? ), donne à manger au serpent, qui avance sa tête vers lui. Pas de barbe. — Le cheval est derrière lui,