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Page:Flaubert - L’Éducation sentimentale éd. Conard.djvu/643

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rements, appels d’oiseau à oiseau, d’insecte à insecte, de fleur à fleur.

Les pins font une plainte d’orgue — houle de la verdure — perspective à vol d’oiseau — sentir de la pluie nouvellement tombée.

Un fluide voluptueux anime plantes, fleurs, insectes, oiseaux, papillons.

LE MANUSCRIT DÉFINITIF.

Le manuscrit définitif se compose de 498 feuillets, paginés 1 à 498, de grand papier dit écolier, écrits d’un seul côté. Comme tous les manuscrits de Flaubert, il a l’aspect très correct d’un manuscrit mis au net. Les quelques corrections qu’il comporte ne sont, pour la plupart, que des suppressions. Il est enfermé dans un dossier en carton doublé de percaline grise, sur lequel Flaubert a écrit :

L’ÉDUCATION SENTIMENTALE.
HISTOIRE D’UN JEUNE HOMME.
Gustave Flaubert.
1er septembre 1864. — 16 mai 1869.


Posés sur la première feuille du manuscrit, nous avons trouvé 12 feuillets sur lesquels Maxime Du Camp a relevé des incorrections. Flaubert a écrit au bas du dernier feuillet :

251 remarques, j’en ai envoyé promener 87


et sur de petits feuillets, il réfute, s’autorisant de Littré, les fautes qui lui sont reprochées. D’autre part Louis Bouilhet avait indiqué au crayon de nombreuses corrections.

Nous donnons ci-dessous quelques-unes de ces remarques :

Page 3, ligne 10, Enviaient d’en être les propriétaires. — Est-ce français ? j’en doute fort.

Page 3, ligne 14, Maritime, sur la Seine ! — Si c’est ironique, c’est peu indiqué.

Page 3, ligne 16, Beaucoup chantaient, on était gai, il se versait des petits verres ; — trois sujets différents dans la même page — qui ça, il ?