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CORRESPONDANCE

d’attentions et de douceurs, et que tu dois être son bâton de vieillesse.

Adieu. Embrasse-la pour moi qui te bécote sur tes bonnes joues fraîches.

Ton vieil oncle.

699. À SA NIÈCE CAROLINE.
Croisset, dimanche [15 décembre 1861].
Mon bibi,

Si je ne t’écris pas des lettres bien longues, c’est que je suis harassé d’écrire ; voilà mon excuse. Mon moral est cependant un peu remonté, mais le départ de Monseigneur m’avait porté un coup.

Je suis bien content de savoir que Maisiat a été content de tes travaux. Il me tarde de te voir avec la boîte à couleurs ; mais j’ai peur qu’il ne cède trop tôt à cette envie.

Édouard m’a écrit qu’il s’était présenté deux fois chez vous sans rencontrer personne. Il a carillonné à la porte, vainement, et le concierge n’était pas dans sa loge.

Je ne comprends rien à la disparition de Feydeau ? Il est malade sans doute ?

Je passe aujourd’hui mon dimanche complètement seul. Mme Achille m’a écrit qu’ils allaient dîner en ville, mais je suis invité pour mardi prochain. « Il y aura du monde » : je ne sais qui. Le jeune Ernest a maintenant sept dents. Tu devrais bien, en te promenant cette semaine, me décou-