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NOTICE SUR POMPEIUS FESTUS xv

ments de Verrius, ce qui reste de Festus, l’Abrégé de Paul Diacre, ont été insérés par Godefroy dans ses Auctores linguæ Latinæ, 1602, in-4°, et réimprimés dans l’édition de Dacier, ad usum Delphini (Paris, 1681, et Amsterdam, 1699). La philologie ne s’est de nouveau occupée de Festus qu’en 1832, date de l’édition in-4° donnée à Leipzig par M. Lindemann, dans le deuxième volume de sa Collection des grammairiens latins. Une nouvelle édition d’Orsini (Paris, 1838, in-16) est due à M. Egger, qui a reproduit fidèlement le texte et la pagination d’Orsini, et qui a joint à son Festus de bons index et une collection de fragments de Verrius Flaccus, plus complète et plus exacte que ce qui se trouve dans les travaux de ses devanciers.

Enfin, en 1839, Ch.-Ottf. Müller a donné à Leipzig, en un volume in-4° oblong, une nouvelle édition de notre auteur sous ce titre : Sexti Pompei Festi de Verborum significatione quæ supersunt, cum Pauli Epitome. Nous l’avons suivie dans notre travail, autant qu’ont pu le permettre la différence de format et la nécessité de mettre la traduction en regard du texte.

Dans cette Notice, nous n’avons rien dit de Festus lui-même. Sa vie est inconnue. On croit que ce grammairien vivait vers la fin du iiie siècle ou vers le commencement du ive. Tous les savants s’accordent à regarder ce qui nous reste de son traité comme un fragment de la plus haute importance pour la connaissance de la langue latine, même dans l’état de mutilation où il nous est parvenu.

Nous ne parlerons pas de notre traduction. Malgré nos efforts, elle n’est point parfaite assurément ; mais le public nous saura gré, sans doute, de n’avoir point reculé devant cette tâche, et d’avoir le premier essayé de reproduire dans une langue moderne ce précieux monument de la philologie romaine. Quant aux notes, nous en avons été sobre, et ne nous sommes attaché qu’il les placer aux endroits où elles étaient indispensables. Nous ne nous flattons pas d’avoir levé tous les doutes, aplani toutes les difficultés, dissipé toutes les ténèbres ; mais nous nous estimerons heureux si notre travail est jugé utile, s’il provoque de nouvelles recherches, s’il inspire à quelque érudit le désir de mieux faire.

Nous devons, en terminant cette Notice, témoigner toute