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II.

l’amiral du brouillard.


— Il y a plus de cent cinquante ans que ces choses se sont passées. Je ne sais trop comment cela se fait ; mais moi qui n’ai pas la mémoire des dates, j’ai tellement entendu raconter les détails de cette histoire par le grand’père de Jean Paradis, notre ancien voisin de la rue du Vieux-Pont, que je puis encore te la servir toute chaude, bien que lui-même la tînt aussi de son grand’père.