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LA CONQUÊTE DES QUATRE POINTS DU MONDE



Vaîçampâyana dit :

Le Prithide, qui avait obtenu le plus excellent des arcs, deux grands carquois indestructibles, un char, un drapeau et un palais, tint ce langage à Youddhishthira : 983.

« Ces dons, peu faciles à acquérir, objets de mon envie, je les ai acquis, sire : un arc, un cimeterre, une grande vigueur, un parti, une terre, un renom, une armée. 984.

» Voici ce qui est maintenant à faire, je pense, ô le plus grand des souverains : je forcerai tous les rois à t’apporter leurs tributs pour augmenter ton trésor. 985.

» Je marcherai pour la victoire dans le jour, à l’heure, sous la constellation la plus sainte, contre ce quartier de la terre, auquel préside le Dieu des richesses. » 986.

À ces paroles d’Arjouna, Youddhishthira, le fils d’Yama, répondit en ces termes d’une voix aux sons doux et profonds : 987.