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» Des hommes tenus en estime peuvent-ils apporter leurs denrées à vendre, sire, dans la ville et dans le royaume, sans qu’on les trompe, par la visite des marchandises ? 250.

» Ne manques-tu jamais de prêter l’oreille au langage des vieillards, qu’inspirent le devoir et l’utile ? Ils connaissent l’utile, mon enfant, attendu qu’ils voient l’utile dans le devoir. 251.

» Fais-tu consister l’utile et le devoir dans les travaux de l’agriculture, l’élève des troupeaux, la production des fleurs et des fruits ? Donnes-tu aux brahmes le lait et le beurre ? 252.

» Ne manques-tu jamais d’accorder, rigoureusement, comme il est convenable, à tous les ouvriers, chaque quatrième mois expiré, des moyens suffisants pour subsister ?

» N’ignores-tu aucune des belles actions ? Loues-tu celui, qui en est l’auteur, dans l’assemblée des gens de bien ? Et joins-tu, grand roi, les marques de ton respect à ses récompenses ? 253-254.

» Tiens-tu toutes les sentences dans ta mémoire, auguste chef des Bharatides, les sentences des éléphants, les sentences des chevaux, les sentences des chars ? 255.

» Cultive-t-on comme il sied dans ton palais, éminent Bharatide, le soûtra du Dhanour-Véda et le soûtra urbain des machines ? 256.

» Connais-tu bien tous les astras, mortel sans péché, la massue de Brahma, et tous les moyens de poison, qui peuvent donner la mort à l’ennemi ? 257.

» Défends-tu bien toutes les parties de ton royaume contre le danger de l’incendie, contre celui des tigres, contre les maladies et les Rakshasas ? 258.