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LE MAHA-BHARATA.

« Dans l’autre monde, reprit Mandapâla, il n’existe rien des femmes, si ce n’est l’homme. Il n’y a pas un autre destructeur des fortunes ici-bas que la rivalité des femmes ! 8454.

» Quand on allume le feu de l’inimitié, il produit une immense terreur. La noble Aroundhatî, illustre parmi tous les êtres, soupçonna elle-même, toute pieuse qu’elle fût, le magnanime Vaçishta, à l’âme infiniment pure et qui se complaisait toujours dans le bon et l’aimable. 8455-8456.

» Elle méprisa l’héroïque anachorète, qui est assis au milieu des sept rishis. Maudite par lui, de radieuse, elle devint bistrée comme la fumée ; d’admirable aux yeux, elle fut hideuse à voir, et, n’étant plus charmante, elle en reconnut la cause. 8457.

» Tu m’as vu conduit ici vers toi par l’envie d’être père ; et, dans un tel état de choses, j’ai maintenant obtenu par toi cet objet de mon désir. 8458.

« Un homme ne doit jamais enchaîner sa vie à une femme, parce qu’il se dit : « C’est mon épouse ! » et la femme, une fois quelle a des enfants, ne doit plus songer à la chose, qui l’a rendue mère. » 8459.

Ensuite, tous ses enfants de le servir, comme il était séant, et lui, il s’empressa de rassurer tous ses fils. 8460,

« J’avais prié Djwalana de vous épargner, leur dit Mandapâla ; elle magnanime Feu me l’avait promis en ces termes : « Je ferai ainsi ! » 8461.

» Si je ne suis pas venu ici plus tôt, c’est que j’avais reçu cette parole du Feu, que je n’ignorais pas la vertu de votre mère et que je connaissais l’éminente énergie de vos saintetés. 8462.

» Votre cœur ne doit, mes fils, concevoir aucune inquié-