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ADI-PARVA.

l’aîné, qui sauve du malheur ; si l’aîné manque de prévision, que fera le plus jeune ? » 8407,

Drona reprit :

« Le feu hâte par ici la marche de ses flammes pour nous détruire ; il s’avance çà et là, léchant tout avec les sept langues de sa bouche cruelle ! » 8408.

Après que les fils de Mandapâla se furent parlé de cette manière l’un à l’autre, écoute prince, quels éloges ils adressèrent au Feu d’un air humble et dévot. 8409.

Djaritâri de s’écrier :

« Djalana, tu es l’âme, tu es le corps du vent ; tu es la matrice des jeunes pousses ; les eaux sont ta semence ; tu es encore la matrice elle-même des ondes. 8410.

» En haut, en bas, derrière, sur les côtés, se répandent tes flammes, comme les rayons du soleil. Être à la grande vigueur ! » 8411.

» Nous avons perdu notre mère, dit Sârisrikwa ; nous ne connaissons pas notre père ; nos ailes ne sont pas encore poussées ; il n’existe pour nous, héros, de qui la la fumée est le drapeau, nul autre soutien ici que toi : sauve-nous donc, Agni, nous faibles enfants ! 8412.

» Par tes belles formes, Agni, par tes sept flammes, protége-nous, qui avons besoin de secours. 8413.

» Tu es la seule cause de la chaleur, père des Védas ; il n’en existe pas dans tous les quartiers de l’horizon une autre source que la tienne. Sauve-nous, Dieu, nous, rishis enfants : passe, toi qui portes l’offrande aux Dieux, passe par-dessus nos têtes ! » 8414.

« Toi seul, Agni, tu es tout, reprit Stambamitra, tu es l’univers entier ; tu soutiens les créatures, tu es le support du monde ! 8416.