Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/30

Cette page a été validée par deux contributeurs.
8
LE MAHA-BHARATA.

À la suite de cette conférence, Douryodhana et ses frères puinés de séduire tous les sujets en leur distribuant des biens et des honneurs. 5696.

Ensuite cçrtains brahraes, conseillers habiles, souillés par Dhritarâshtra, se mirent à répéter que Vâranâvata était une ville délicieuse. 5697.

« Voici le temps, où se tient, en l’honneur de Paçoupati, une grande bien assemblée, la plus charmante, qu’on voie sur la terre, dans la ville de Vâranâvata ; 5698.

Il Cette région pleine de toutes les pierreries et qui enchante les hommes ! » Telles étaient ces paroles, qu’ils redisaient la voix de Dhritarâshtra. 5699.

Comme ils entendaient vanter l&s agréments de cette ville, la pensée de faire un voyage à Vâranâvata naquit alors, sire, aux fils de Pândou. 5700.

Aussitôt que le fils d’Ambikâ put se dire : « La curiosité leur est venue ! » le monarque de parler en ces termes à ces enfants de Pândou : 5701.

« J’entends ces hommes me répéter sans cesse à chaque instant du jour : « La cité de Vâranâvata est ce qu’il y a de plus charmant au monde, » 5702.

» Si vous désirez, mes enfants, voir la fête à Vâranâvata, allez-y avec votre suite, avec vos familles, et divertissez-vous là comme des Dieux ! 5703.

» Distribuez tout à fait selon votre bon plaisir, comme des Immortels, éclatants de splendeur, des pierreries aux brahmes et aux chanteurs. 5704.

» Alors que vous vous serez divertis là un peu de temps et que vous y aurez goûté une joie suprême, vous reviendrez satisfaits dans cette ville d’Hastinapoura. » 5705.

Youddhishthira, qui avait découvert, continua le narra-