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ADI-PARVA.
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Ville aux grandes rues bien distribuées, favorisée de la protection des Dieux, elle réverbérait l’éclat de ses magnifiques et différents palais blancs. 7579.

Indraprastha édatait, semblable au ciel d’Indra et telle que dans l’atmosphère une masse de nuages, environnée par les flèches de l’éclair. 7580.

Là, dans un site délicieux et fortuné, resplendissait, pleine de richesses et pareille au palais de Kouvéra, l’habitation du prince enfant de Kourou. 7681.

L’envie du gain conduisit là, de mainte et mainte contrée, sire, des brahmes, les plus instruits de tous ceux, qui savent le Véda ; et, possédant toute là science des paroles, ils se faisaient donner gracieusement une maison.

De tous les côtés dans la ville s’élevaient des jardins royaux, plantés de manguiers, de spondias, de nîpas, d’açokas et de tchampakas, 7582-7583.

De rottleries, de nâgapoushpas, de barahals, d’arbres-à-pain, de shorées, de palmiers flabelliformes, de xanthocymes, de vakoulas, de pandanes les plus odorantes,

Arbres suaves, aux belles fleurs, aux branches courbéei sous le poids des fruits, de cissampelos, de myrobolans erablics, de loghras, d’alangiums à six pétales, gracieusement fleuris, 7584-7585.

De jambousiers, de bignones au doux parfum, de trapas bispineuses, de lauriers-rose odorants, de gærtners racémeuses, d’arbres au corail, et d’autres de mainte espèce.

Doués en toute saison de fruits et de fleurs, hantés par des troupes d’oiseaux en toutes les variétés, jamais abandonnés des kokilas joyeux, toujours répétant le cri des paons ivres d’amour ; 7586-7587.

Lieux, où s’élevaient des maisons à la surface pure